Dans
ce reliquaire, sont contenues |
La tradition écrite rapporte que les reliques de saint Benoît et de sa soeur sainte Scholastique ont été rapportées en France à la fin du VIIè siècle par un groupe de moines de Fleury, accompagnés par des chanoines de la Cathédrale du Mans. Depuis lors les restes du "Patriarche d'Occident" sont conservés à Saint Benoît sur Loire, où on peut les vénérer dans la crypte de la Basilique. La question de la translation des reliques de saint Benoît et de sa sœur Scholastique a été étudiée avec toute la rigueur scientifique dans les années 60 par une équipe pluridisciplinaire, comprenant des médecins animés par le professeur BEAU qui était alors doyen de la faculté de médecine de Nancy, des historiens, des spécialistes de la critique des textes du moyen âge, des spécialistes d'histoire de la liturgie. |
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L'ensemble de ces études a été publiée dans un ouvrage collectif intitulé " le culte et les reliques de saint Benoît et de sainte Scholastique " en un numéro double de 436 pages de la revue " Studia Monastica " T 21 (1979), revue publiée par l'Abbaye de Montserrat. L'étude des textes reprend la question des principaux récits ou témoignages historiques relatant la translation : l'anonyme de Munich qui est à peu près contemporain des faits, le récit de Paul Diacre moine du Mont Cassin qui rapporte vers l'an 785 le rapt fait par des moines du Maine et de l'Orléanais, la lettre du pape Zacharie, datée de 750 environ, et demandant aux évêques francs d'obtenir la restitution des reliques, et enfin le récit des " miracula sancti benedicti ". L'étude liturgique montre que le développement du culte de saint Benoît s'est fait à partir de ce qui est aujourd'hui la France, vers la première moitié du VIII ème siècle, et qu'il ne se développe en Italie que dans la seconde moitié de ce siècle lorsque le sacramentaire Gélasien-franc y est introduit. L'étude des lots d'ossements, par les médecins a été longuement relatée dans un rapport anatomique de 70 pages par le professeur BEAU. Certes à cette époque (l'étude des lots d'ossements a été faite dans les années 53, 55) il n'y a pas eu d'analyse au Carbone 14 ni d'étude de l' ADN ; il semble cependant que l'ADN n'a d'intérêt que si l'on peut comparer avec un élément dont on est sûr or, en l'occurrence, nous n'en possédons pas ; tout au plus pourrait on aujourd'hui comparer les lots d'ossements masculin et féminin pour voir s'il s'agit du frère et de la sœur. Mais cela ne donnerait aucune preuve quand à savoir s'il s'agit effectivement de Benoît et Scholastique. La conclusion de cet ensemble de disciplines est de constater qu'il y a une remarquable convergence de tous ces éléments, et qu'on ne trouve aucun élément scientifique qui semble s'opposer à la thèse de la translation et donc de la présence des reliques de saint Benoît à Saint-Benoît-sur-Loire.. |
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